Burkina Faso/Concours directs sans formation en communication et journalisme : Le juge des référés ordonne la suspension de l’exécution des communiqués proclamant les résultats définitifs
Le verdict est tombé le vendredi 13 février 2026. Dans son extrait de jugement rendu dont nous avons obtenu une copie, la juridiction présidentielle du Tribunal administratif de Ouagadougou ordonne la suspension de l’exécution des communiqués proclamant les résultats définitifs du recrutement d’agents en Communication, Journalisme et Techniciens Supérieurs des Sciences de l’Information et de la Communication.
Il s’agit précisément des concours directs sans formation pour le recrutement de 40 assistants en Journalisme, 10 assistants en Communication et 20 Techniciens Supérieurs des Sciences de l’imInformation et de la Communication.
“ (Nous) condamnons l’État Burkinabè à payer la somme de cinq cent mille francs (500 000) CFA au titre des frais exposés et non compris dans les dépens (et) mettons les dépens à la charge de l’Etat burkinabè”, ajoute le document.
Fin 2025, l’Etat burkinabè a procédé au recrutement d’agents dans plusieurs domaines dont l’information et la communication. Dans la liste définitive, plusieurs candidats précédemment sur la liste d’admissibilité n’y figurent pas. Ces derniers, pour comprendre les raisons de leur radiation, avaient alors sollicité une audience auprès du Ministre des Serviteurs du Peuple.
Selon certains candidats, l’autorité a justifié ces radiations par le fait que ces candidats n’avaient pas un diplôme de l’Institut des Sciences et Techniques de l’information et de la communication (ISTIC).
“Dans les communiqués d’ouverture, il est dit qu’il faut avoir un diplôme Bac+2 de L’ISTIC ou tout diplôme reconnu équivalent. Avant le dépôt de nos dossiers, nous-nous sommes renseignés auprès de nos écoles de formation et au Ministère de la Communication pour savoir si on pouvait déposer. Toutes ces sources nous ont rassurés que les diplômes délivrés par les écoles et instituts sont équivalents à ceux délivrés par l’ISTIC. Malheureusement au final, nous avons été recalés”, déplore un candidat qui a requis l’anonymat.
Les diplômes de technicien d’État délivrés par l’État burkinabè, les diplômes de technicien supérieur obtenus dans des écoles reconnues ainsi que certaines attestations figurent parmi les titres concernés par les rejets.
Estimant avoir été lésés, ces candidats ont choisi de porter l’affaire devant le Tribunal administratif de Ouagadougou. Selon eux, leur présence sur la liste d’admissibilité témoigne qu’ils sont aptes à occuper ces emplois. “Les sujets de ces concours relevaient de notre domaine. Ce sont ceux qui sont bons qui ont réussi. Si l’Etat voulait juste ceux de l’ISTIC, ce n’était pas la peine de mentionner la question d’équivalence et on ne se fatiguerait pas pour composer”, explique un autre témoin. Et plaider en ces termes : Aujourd’hui la justice nous donne raison et nous espérons vivement que l’Etat mettra en œuvre cette décision de justice, c’est-à-dire qu’il reconsidérera la liste d’admissibilité surtout dans le contexte de la Révolution où l’Etat défend le mérite”.
La Rédaction









