Transport routier : « Nous avons tiré beaucoup d’enseignements de cette suspension », rassure le Directeur de STAF Théâtre populaire Moussa Ouédraogo

Transport routier : « Nous avons tiré beaucoup d’enseignements de cette suspension », rassure le Directeur de STAF Théâtre populaire Moussa Ouédraogo 

Après 23 jours de suspension, les activités de la Société de Transports Aorèma et Frères (STAF) ont été officiellement autorisées à reprendre par le ministre d’État chargé de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, à compter du 10 mars 2026.

À la suite des contrôles techniques et des mesures de mise en conformité exigées par les autorités, 208 bus de la compagnie ont été déclarés conformes et autorisés à reprendre la route.

un autobus STAF

Dans cet entretien accordé à Éducateur du Faso, Moussa Ouédraogo, directeur de STAF TP (Théâtre Populaire), revient sur cette période difficile, les mesures correctives prises et les perspectives de la compagnie.

Éducateur du Faso : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Moussa Ouédraogo : Bonjour. Je m’appelle Moussa Ouédraogo, directeur de la société de transport STAF TP (Théâtre Populaire).

Votre compagnie a été suspendue pendant 23 jours. Comment avez-vous vécu cette décision ?

Ce n’était pas facile. Avant tout, nous tenons à remercier les autorités pour leur accompagnement. Cette période a été très difficile pour nous, pour nos employés, mais aussi pour les commerçants et les populations vivant autour de nos gares.

Quelles leçons tirez-vous de cette situation ?

C’est la première fois qu’une telle situation nous arrive. Nous en avons tiré beaucoup d’enseignements. Cette suspension nous a fortement pénalisés, mais elle nous a aussi poussés à prendre des mesures importantes afin que ce genre de situation ne se reproduise plus.

Justement, quelles initiatives avez-vous prises pour éviter de nouveaux problèmes ?

Tous nos bus sont équipés de limiteurs de vitesse. Il est vrai que certains dispositifs avaient connu des défaillances techniques, mais aujourd’hui tous ces problèmes ont été corrigés grâce à nos techniciens et avec l’appui du CCVA.

Par ailleurs, nous avons proposé au gouvernement un programme de formation continue pour nos chauffeurs. Même s’ils étaient déjà formés, nous voulons renforcer leurs capacités et renouveler progressivement notre effectif afin d’améliorer davantage la sécurité.

Comment assurez-vous le suivi de vos activités sur l’ensemble du territoire ?

Nos bus desservent plusieurs localités du pays. Dans chaque gare, nous avons des chefs de gare chargés de superviser les opérations. Ils assurent le suivi quotidien des activités et rendent compte directement à la direction.

Combien de bus sont aujourd’hui opérationnels après les contrôles techniques ?

Selon le communiqué du gouvernement, 219 bus ont été présentés au CCVA. Sur ce nombre, 208 bus ont été déclarés conformes et disposent de limiteurs de vitesse fonctionnels. Les 11 autres bus sont en cours de mise à niveau et devraient être totalement opérationnels d’ici la fin de la semaine.

ce 10 mars 2026, marque la reprise de vos activités après plus de 20 jours d’arrêt. Comment se passe cette reprise ?

Pour l’instant, certains passagers ne sont pas encore informés de la reprise. Nous profitons donc de cette occasion pour annoncer la reprise effective de nos activités sur toutes les lignes, y compris celles à destination de la Côte d’Ivoire.

Quel message adressez-vous aux passagers qui ont été impactés par cette suspension ?

Nous présentons avant tout nos sincères excuses à l’ensemble de nos passagers pour les désagréments causés par cette interruption. Nous leur assurons que nous redoublerons d’efforts afin de garantir leur sécurité, notamment à travers des contrôles techniques réguliers et un suivi rigoureux de nos chauffeurs et de nos véhicules.

Avez-vous mis en place un mécanisme permettant aux passagers de signaler d’éventuels problèmes ?

Oui. Nous avons mis à la disposition de nos clients un numéro de contact pour les réclamations et dénonciations. Les passagers peuvent nous appeler ou nous envoyer un message WhatsApp au 70 12 48 48. Ce numéro est directement géré par la direction.

Que se passe-t-il lorsqu’une plainte est déposée contre un chauffeur ou un employé ?

Dès qu’une plainte est enregistrée, une procédure interne est immédiatement engagée. L’examen du dossier peut aller de deux semaines à un mois. Si les faits sont avérés, des sanctions appropriées sont appliquées, allant de la mise à pied à la suspension, selon la gravité des faits.

votre mot de la fin? 

Nous remercions nos passagers pour leur patience et leur confiance. STAF reste engagée à améliorer la qualité de ses services et surtout à garantir la sécurité de tous.

Entretien réalisé par Diallo Adama 

Étiquetté :

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *