Clôture du 1er congrès extraordinaire de la Communauté internationale des soufis : Cheikh Soufi Moaze reconduit à la présidence pour cinq ans
La Communauté internationale des soufis (CIS) a clos, ce dimanche 19 juillet 2026 à Ouagadougou, les travaux de son premier congrès extraordinaire par le renouvellement de ses instances dirigeantes. À l’issue des assises, un nouveau bureau exécutif de 46 membres dont 10 femmes, et 2 autres commissaires ont été mis en place pour conduire les activités de l’organisation durant les cinq prochaines années.

Les travaux, entamés le samedi 18 juillet au domicile du président fondateur, ont permis aux congressistes d’examiner et d’adopter plusieurs réformes relatives aux statuts, au règlement intérieur et à l’organisation de la structure. Selon le nouveau secrétaire général de la communauté, Boukary Diallo, ces modifications visent à mettre la CIS en conformité avec la loi n°011-2025/ALT du 17 juillet 2025 portant organisation des associations et libertés associatives.

À l’issue des élections, Cheikh Soufis Mohamed Ouédraogo, plus connu sous le nom de Cheikh Soufi Moaze, a été reconduit à la tête de l’organisation. Le président réélu a expliqué que certaines nouvelles figures ont intégré le bureau en remplacement de membres devenus indisponibles en raison d’affectations dans d’autres localités ou de nouvelles responsabilités professionnelles.
Dans son allocution de clôture, Cheikh Soufi Moaze a salué la forte mobilisation des congressistes et remercié le patron du congrès, le ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité urbaine, ainsi que le parrain. Il a également exprimé sa gratitude aux autorités administratives, religieuses et coutumières présentes à cette rencontre.

S’adressant aux fidèles, le guide spirituel a insisté sur les valeurs de patriotisme, de paix, de tolérance interreligieuse et d’acceptation du prochain. « Le message que je leur lance, c’est d’être toujours des ambassadeurs de la paix, de la tolérance et de l’acceptation de l’autre tel qu’il est », a-t-il déclaré. Il a en outre mis en garde ses adeptes contre toute forme d’intolérance religieuse, affirmant que « tout élève qui s’en prendra à un non-musulman ne fera plus partie de ma communauté ».

Pour Cheikh Soufi Moaze, le soufisme consiste à vivre conformément aux enseignements du Coran et du Prophète, lesquels prônent l’équité, la bienveillance et le respect de toutes les personnes, quelles que soient leur religion, leur ethnie ou leur région.
Les participants ont également formulé des prières pour le retour de la paix, du vivre-ensemble et de la cohésion sociale au Burkina Faso. Une photo de famille des congressistes a mis fin à la cérémonie de clôture.
Educateur du Faso








