La Coordination nationale de lutte contre la fraude a présenté, ce 27 mars 2026, le bilan d’une opération d’envergure baptisée « Mooya Guinta ». Menée à Ouagadougou, l’intervention a permis la saisie de produits prohibés et dangereux d’une valeur estimée à plus de 55 millions de francs CFA.
Dans le cadre du renforcement de la lutte contre la fraude et la contrebande au Burkina Faso, la Coordination nationale de lutte contre la fraude a conduit une opération dénommée « Mooya Guinta », signifiant longévité en langue bissa. L’objectif affiché est clair : protéger la santé des populations, en particulier celle des jeunes, fortement exposés à la consommation de produits nocifs.

Selon le coordonnateur national, le Dr Mohamadi Compaoré, les interventions menées les 25 et 26 mars 2026 dans la ville de Ouagadougou, notamment dans la zone de Wemtenga, ont permis de réaliser d’importantes saisies. Parmi les produits interceptés figurent 133 cartons de produits pour chicha, 60 cartons de cigarettes de contrebande de marque Captain Black, ainsi que des produits chimiques, des produits éclaircissants et des tubes industriels.
À cela s’ajoutent, lors d’une seconde opération, 700 paquets de boissons énergisantes de marque ICE, dont la commercialisation est interdite au Burkina Faso, ainsi que 9 sacs de cyanure, un produit hautement toxique soumis à une réglementation stricte.
La valeur totale de ces saisies est estimée à 55 310 000 francs CFA, témoignant de l’ampleur du phénomène de fraude dans la capitale burkinabè.
Face à cette situation, le Dr Compaoré a lancé un appel à la population pour une collaboration accrue. « La lutte contre la fraude est l’affaire de tous. Les résultats obtenus aujourd’hui sont en grande partie le fruit des dénonciations citoyennes », a-t-il souligné.

Concernant le sort des produits saisis, les autorités annoncent que les marchandises prohibées seront détruites, conformément aux textes en vigueur, notamment l’arrêté ministériel du 24 juin 2024. Quant aux contrevenants, ils s’exposent à des sanctions prévues par le Code pénal, allant d’amendes à des peines d’emprisonnement de un à cinq ans.

Cette opération «Mooya Guinta» fait suite à de multiples dénonciations relayées par la presse, faisant état d’une recrudescence de la consommation de cigarettes, de chicha, de boissons énergisantes prohibées et de produits tels que le « vodis » chez certains jeunes à Ouagadougou. Elle vise à préserver la santé des consommateurs et à endiguer la propagation de ces pratiques à risque.
D . ADAMA









