Portrait: Hadja Bonkoungou, la “Mousso d’or” qui soigne les corps et apaise les cœurs

Au quartier Zagtouli, à Ouagadougou, son nom résonne comme une promesse d’espoir. Hadja Bonkoungou, affectueusement appelée « Adja de Zagtouli » ou encore « la Guérison instantanée », est bien plus qu’une tradipraticienne. Elle est une femme engagée, une mère spirituelle et une voix qui prône la paix et la cohésion dans un Burkina Faso en quête de stabilité.
Face à la presse nationale, le 27 septembre 2025, dans sa résidence, Hadja Bonkoungou, née en 1986, est revenue sur ce qu’elle décrit comme un don divin découvert en 2017. Ce don, qu’elle considère non pas comme un privilège personnel mais comme une mission, guide son quotidien : guérir sans condamner, soulager sans juger, tendre la main sans rien attendre en retour. « Je soigne sans accusation, sans toucher et sans rites particuliers. Ma puissance est un don de Dieu », confie-t-elle avec humilité.
Dans un contexte où certains charlatans sèment la peur et accusent des innocents de sorcellerie, elle a choisi une autre voie : celle de la bienveillance, du respect et de la dignité humaine.
Mais Hadja Bonkoungou ne se limite pas aux soins. Son parcours est jalonné d’initiatives sociales et humanitaires. Elle a soutenu des hôpitaux, accompagné des veuves de soldats et des blessés de guerre, financé des infrastructures religieuses et apporté une aide concrète aux communautés durement touchées par la crise sécuritaire.
À Kokologho, son nom reste associé aux efforts pour le retour de la paix. À Ouagadougou, elle est célébrée pour avoir offert un véhicule à une télévision locale et encouragé la jeunesse à travers le sport et la culture. Chaque fois, le même message revient : « La paix est l’affaire de tous. »
Sa générosité et son sens du service n’ont pas tardé à être reconnus. En 2024, elle a été décorée Chevalier de l’Ordre du Mérite de la Santé et de l’Hygiène publique, une distinction qui consacre son engagement au-delà des frontières de la médecine traditionnelle.
Surnommée « la femme patriote » ou encore « la Mousso d’or », Hadja Bonkoungou incarne une figure rare : celle d’une guérisseuse qui soigne les corps mais surtout, apaise les cœurs. Son action rappelle que la médecine ne se limite pas aux plantes ou aux prières, mais qu’elle réside aussi dans la capacité à réconcilier les êtres humains avec eux-mêmes et entre eux.
Dans le contexte burkinabè actuel, où les défis sont immenses, le message de Hadja Bonkoungou prône la solidarité, unité et amour pour la patrie, afin de bâtir un Burkina Faso prospère et en paix.
Après un premier séjour en Côte d’Ivoire le mois dernier, la « Mousso d’or » s’apprête à y entamer une tournée dans les prochains jours, pour partager son message d’espoir et de réconciliation.

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